samedi 19 septembre 2009

Journalisme ou désinformation ?

Alors que les médias, dans leur partisanerie habituelle, nous servent la carte du racisme pour expliquer pourquoi environ 1 million de personnes manifestent contre des politiques interventionnistes folles, débutées sous Bush Jr. puis amplifiées sous l'administration Obama, il est important de relire deux vieux articles toujours pertinents sur ce qu'est, dans la réalité, notre journalisme contemporain.

Premier lien: BIAS: Comment les médias déforment la réalité (2002)
Second lien: Stupéfaction: L'Ombudsman de Radio-Canada dénonce le manque de diversité et le biais des journalistes dans les grands médias (2009)
Troisième lien: Chicago Tax Day Tea Party - What CNN Did Not Show You Behind The Scenes (2009)

mercredi 16 septembre 2009

Amir Khadir le libertarien?

Un libéral de valeur, un libertarien ou tout simplement une personne qui souhaite un usage correct et transparent des fonds publics - l'argent de ceux qui paient des impôts - qui ne lit que les grands titres pourrait être frappé de stupeur de voir que la personne qui semble défendre le plus son idéal, c'est le député Amir Khadir de Québec Solidaire, une coalition rassemblant de vrai(e)s féministes, des marxistes, des communistes, des socialistes, des indépendantistes nationalistes ou non, quelques libertaires, etc.

Cependant, il faut lire un peu plus bas ou écouter plus en détails ses motivations pour découvrir que le député Khadir n'est pas une personne plus rationnelle que l'immense majorité de nos politiciens étatistes.

Pour M. Khadir, il serait stupide et complètement idiot d'aller subventionner massivement de grandes entreprises privées dont des banques avec des fonds publics, même en temps de crise.
Le libertarien proche de l'École d'économie autrichienne se dira tout à fait d'accord avec cette affirmation. On ne peut prendre l'argent des autres sans lui demander son avis individuellement. Sinon, c'est une forme de vol.

Mais le député ajoutera qu'il faut plutôt subventionner massivement d'autres lobbys, ceux qui mettent les mots «verts», «solidaires», «citoyens» lorsqu'ils décrivent leurs propres activités. (Notons aussi que ces lobbys sont ses électeurs. Une sorte de clientélisme donc.)
>> Voyez le commentaire du 8 août 2009 à 13h02

Jamais Khadir ne s'est dit contre les subventions, c'est même l'inverse dans la réalité. Il y croit comme ses collègues élus interventionnistes, étatistes et/ou keynésiens des autres partis politiques québécois.

Récemment, M. Khadir a affirmé que les salaires et les fonds utilisés par les membres de l'Assemblée nationale devraient pouvoir être connus. Un nouvel applaudissement parmi ceux qui n'y ont vu que la pointe de l'iceberg.

La masse cachée, qui fut révélée lors d'une entrevue radiophonique avec M. Jean-François Plante, c'est que M. Khadir ne s'oppose pas aux nombreuses compensations et avantages des députés. Bien au contraire!
Khadir détourne ensuite le sujet sur la «mal entreprise privée» (sujet de prédilection après «c'est aux riches de payer pour mes services») quand lui ne veut justifier l'injustifiable pour lui-même, soit la défense de ses propres «privilèges» d'élu.

Dans la même entrevue, il relève un autre scandale de notre régime politique: celui des nominations partisanes sur des postes prestigieux et bien payés.

Mais, encore une fois, si M. Khadir était au pouvoir, je ne crois pas que, malgré ses critiques justifiées, il tenterait de changer ce système. Il nommerait probablement et simplement ses sbires sur ces conseils d'administration - comme l'on fait les partis précédemment au pouvoir - en plus de créer de nouvelles entreprises d'État pour appuyer ses causes dites «vertes», «solidaires» ou «citoyennes».
Donc plus de nouveaux sièges, plus de nouvelles places pour les amis du parti.

Si Khadir devait être réellement rationnel, après avoir mis le doigt sur des problèmes ou des abus liés à la trop grande concentration des pouvoirs dans les mains de quelques politiciens, il devrait plutôt lutter pour qu'on réduise ces/ses pouvoirs, pour qu'on privatise les organismes publics inefficaces et corrompus et qu'on redonne finalement plus de libertés aux citoyens et aux contribuables.

À bas la centralisation et les États toujours plus contrôlant, devrait-il dire.


P.S.1 à M. Khadir: Il y a aussi une différence entre fonds publics et fonds privés. Les fonds publics sont des sommes amassées sans le consentement direct et véritable des gens - dans le sens que si on leur demandait leur avis individuellement, ils préféreraient donner volontairement l'argent qu'ils veulent et à ceux qu'ils veulent plutôt que de le confier à des politiciens «surhumains» et à des fonctionnaires
.
Les fonds privés, comme ceux en bourse, sont le fruit d'un consentement. Si un actionnaire ou un fonds de placement trouve qu'un conseil d'administration est déconnecté de la réalité et qu'il risque de détruire l'entreprise, il peut retirer toutes ces billes en vendant ses titres.
C'est aussi le geste de se retirer qui peut inciter une entreprise problématique à se réveiller et à se réformer.

À l'inverse, un contribuable ne peut demander à retirer son argent d'un organisme ou d'une entreprise d'État mal gérée ou dans lequel il ne souhaite pas contribuer car cela va contre sa libre volonté ou sa libre conscience.
On le force dans le monde réel à donner X % de son salaire et ça peut aller, en bout de ligne, jusqu'à son emprisonnement s'il ne verse pas le montant que l'État lui demande.

P.S.2: Personnellement, je trouve un peu triste qu'aucun parti ne parle et ne respecte un discours de responsabilité fiscale. de liberté et de transparence à l'Assemblée nationale, au Parlement canadien ou même à la Maison-Blanche.

Comme Amir Khadir, Barack Obama, Nicolas Sarkozy et plusieurs leaders politiques ont été prompts à condamner publiquement des membres de conseils d'administration d'entreprises privés en disant qu'ils gagnaient trop en temps de crise.
Mais, toujours comme M. Khadir, jamais ils n'ont montré l'exemple et dit qu'ils couperaient les premiers dans leur propre salaire d'élus en temps de crise.

Une chance que nos bons politiques dénonciateurs sont bien plus vertueux que les individus libres qu'ils dénoncent...